Plusieurs gènes impliqués dans la fibrillation atriale découverts



Une étude d'association pangénomique menée sur plus d'un million de personnes (60 620 cas de fibrillation atriale et 970 216 cas contrôlés) a permis d'identifier plusieurs mutations présentant un facteur de risque de fibrillation atriale (appelée aussi fibrillation auriculaire).

 
Cette étude menée par Nielsen, J. B. et al. a été publiée en juillet 2018 dans la revue Nature Genetics1.

La fibrillation atriale est un trouble du rythme cardiaque. L'activité électrique anarchique concerne la partie supérieure du coeur (atria). Contrairement à la fibrillation ventriculaire, elle ne provoque pas un arrêt total de la circulation sanguine. Toutefois, elle entraine une stagnation du sang dans les atria favorisant la formation de caillots (ce qui explique que 20% des AVC ont pour origine une fibrillation atriale) . Elle peut également causer une insuffisance cardiaque. 1% de la population serait touchée par ce trouble.

 
Outre les prédispositions génétiques recherchées dans cette études, il existe plusieurs facteurs reconnus : Consommation excessive d'alcool, hypertension, obésité, diabète ...



1. Nielsen, J. B. et al.Biobank-driven genomic discovery yields new insight into atrial fibrillation biology. Nature Genetics1 (2018). doi:10.1038/s41588-018-0171-3